Une diététicienne recommande en priorité cette huile pour la friture, elle se révèle bien meilleure pour la santé.

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En cuisine, on sait bien que la friteuse n’est pas l’alliée du quotidien. Mieux vaut privilégier la cuisson à la vapeur ou au four pour rester en bonne santé. Mais quand l’envie de nuggets ou de beignets croustillants se fait trop forte, autant choisir une huile un peu plus futée pour le cœur et les artères. C’est justement le pari de cette huile encore peu connue, que certaines diététiciennes privilégient désormais pour la friture.

Pourquoi toutes les huiles ne se valent pas en cuisine

Difficile d’imaginer une cuisine sans huile : on en a besoin pour monter une mayonnaise, assaisonner une salade, rôtir des légumes ou faire dorer des frites. Pourtant, toutes les huiles ne remplissent pas le même rôle. Elles n’ont pas la même résistance à la chaleur, ni le même profil en graisses. En clair, il est important de ne pas les utiliser au hasard.

Certaines huiles sont réservées à l’assaisonnement à froid. C’est le cas, par exemple, des huiles de colza, de lin, de noix, de chanvre ou de cameline non raffinées. Elles sont très riches en oméga-3, des graisses précieuses pour le cœur et le cerveau. Mais ces oméga-3 sont aussi très fragiles : chauffés, ils se dégradent et peuvent former des composés mauvais pour la santé. Résultat, ces huiles sont parfaites dans une vinaigrette, mais pas dans une poêle brûlante.

D’autres huiles supportent un peu mieux la cuisson. C’est le cas de l’huile d’olive vierge extra, connue pour ses antioxydants. On peut la chauffer jusqu’à environ 180 °C, soit une cuisson douce à la poêle sur feu moyen. Au-delà, elle fume et perd ses qualités. Dès qu’on monte en température, notamment pour la friture, le choix de l’huile devient encore plus délicat.

Friture : pourquoi le point de fumée est si important

La friture exige une température élevée et stable : en général entre 170 et 190 °C. À ces niveaux, toutes les huiles ne tiennent pas le choc. Il faut privilégier celles qui ont un « point de fumée » élevé, c’est-à-dire la température à partir de laquelle elles commencent à fumer, se dégrader et produire des substances indésirables.

Traditionnellement, on pense à l’huile d’arachide pour la friture, ou encore à l’huile de coco désodorisée, ainsi qu’à des formes raffinées d’huile de tournesol. Ces options supportent la chaleur, mais ne se valent pas toutes sur le plan nutritionnel. C’est là que le regard des spécialistes de la nutrition devient précieux pour faire le tri.

L’huile de tournesol classique dans le viseur des nutritionnistes

Très présente dans les placards français, l’huile de tournesol a longtemps été la star des friteuses. Elle est facile à trouver, bon marché et neutre en goût. Mais elle a un point faible : sa forte teneur en oméga-6. Ces graisses sont essentielles, mais déjà très largement présentes dans notre alimentation moderne. En excès, elles pourraient encourager des phénomènes pro-inflammatoires dans l’organisme.

C’est pour cette raison que la diététicienne Sophie Janvier, invitée dans l’émission Le Mag de la Santé sur France 5, explique qu’elle évite l’huile de tournesol classique pour la friture. Elle lui préfère une version plus spécifique, dite « oléique ». Selon elle, cette variante est plus intéressante pour le système cardiovasculaire, tout en gardant une bonne tenue à la cuisson.

L’huile de tournesol “oléique”, l’alliée discrète de la friture

L’huile de tournesol « oléique » ne se repère pas forcément du premier coup d’œil, mais elle mérite de s’arrêter un instant devant l’étiquette. Elle est issue de variétés particulières de tournesol, sélectionnées pour leur richesse en acide oléique, un acide gras que l’on retrouve aussi dans l’huile d’olive. Résultat : elle contient moins d’oméga-6 et davantage de graisses mono-insaturées, mieux tolérées par le cœur.

Selon la diététicienne, cette huile se montre plus « intéressante sur le plan cardiovasculaire » que l’huile de tournesol classique, tout en restant très stable à haute température. Autrement dit, elle coche deux cases importantes : elle tient la route dans la friteuse et elle est plus équilibrée côté graisses. Sans être « magique », elle offre un compromis plus malin pour les jours où l’on craque pour des aliments frits.

Où trouver cette huile plus vertueuse ?

Bonne nouvelle pour les consommateurs : l’huile de tournesol « oléique » n’est pas réservée aux magasins spécialisés. On la trouve assez facilement dans les supermarchés. Elle est notamment présente dans certains mélanges d’huiles comme le célèbre Isio 4 de Lesieur, indiqué pour la friture, la cuisson et l’assaisonnement. Dans ce type de produit, l’huile oléique se fait discrète, mais elle joue bien son rôle.

Elle existe aussi en version plus simple, sous forme d’huile de tournesol oléique « pure », vendue par certaines marques de distributeurs comme U ou Carrefour. Il suffit de prendre un moment pour lire l’étiquette : la mention « oléique » ou « haut oléique » doit apparaître clairement. Une petite ligne qui change tout, sans bouleverser vos habitudes en cuisine ni votre budget.

Un simple réflexe pour une friture un peu plus raisonnable

En fin de compte, le geste le plus important consiste à ne plus verser son huile sans réfléchir. Avant d’allumer la friteuse, regarder la composition de la bouteille est un réflexe utile : type d’huile ; mention « oléique » ; usages recommandés (friture, cuisson, assaisonnement) ; indication sur la résistance à la chaleur. Avec ces quelques repères, il devient plus simple de faire un choix un peu plus aligné avec sa santé.

Bien sûr, même avec une huile mieux choisie, la friture reste à consommer avec modération. Mais savoir que l’on peut garder le croustillant tout en limitant certains excès est plutôt rassurant. L’huile de tournesol oléique se glisse facilement dans les placards, se trouve en grande surface, et ne change pas fondamentalement le goût de vos recettes. Un petit ajustement, pour un plaisir assumé et un peu plus serein.

En résumé, si la vapeur et le four restent les options à privilégier au quotidien, les jours de frites ou de beignets méritent aussi réflexion. En optant pour une huile plus équilibrée et stable à la chaleur, comme la tournesol oléique, on garde le plaisir du croustillant tout en prenant un peu plus soin de son cœur. Un compromis simple, qui commence par un coup d’œil attentif à l’étiquette.


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