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La monétarisation de l'aide apportée par les proches : clivages éthiques et tensions identitaires

Ce colloque propose de contribuer au renouvellement des débats sur les régulations publiques de la situation des proches aidant.e.s et à la compréhension de leurs trajectoires. Conjoints, parents, enfants, amis, voisins… sont nombreux à aider un.e proche entravé.e dans le déroulement de sa vie quotidienne en raison d’un handicap ou d’une perte d’autonomie. La question de la monétarisation de cette aide quotidienne, notamment au titre des mesures d’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de Prestation de compensation du handicap (PCH), se pose le plus souvent lorsque l’engagement dans l’aide est important et inscrit dans la durée.

La situation de proche aidant rémunéré même si elle reste relativement méconnue, renvoie à une réalité non marginale. En 2015, près de 60% du nombre total des heures d’aide humaine PCH sont attribuées à des aidants familiaux de personnes en situation de handicap. La rémunération des proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie est moins bien connue. On peut considérer, notamment à partir de l’accès à une base de données départementale, qu’un peu moins de la moitié des sommes payées au titre de l’emploi direct, le sont à des aidants familiaux, ou encore qu’environ 5% des bénéficiaires de l’APA utilisent ce subside pour rémunérer une ou un proche impliqué.e dans l’aide qui leur est consentie. D’après l’enquête HSA de 2008, on estime que 9% des 8,3 millions de proches aidants (environ 750 000 personnes) sont salariés ou dédommagés pour l’aide qu’ils apportent à leurs proches.

La monétarisation de l’aide consentie à des proches rend visible les liens entre les tensions identitaires des individus et les ambivalences de la construction sociale et de la catégorisation de l’activité d’aide à un proche.

Ce sont justement ces tensions, à la fois horizontales entre les catégories qui permettent le classement de l’activité d’aide (engagement, entraide, amour, devoir, travail…), mais aussi verticales entre ces catégories socialement construites et le vécu des personnes, que nous souhaitons mettre en discussion dans cette journée de colloque et rencontre du 16 janvier.
 
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