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Chaque année, la taxe foncière réserve son lot de mauvaises surprises aux propriétaires. Et 2026 ne fera pas exception. Même si la hausse s’annonce bien plus modérée que ces dernières années, elle est désormais actée. Le chiffre est tombé, officiel, et il concerne des millions de foyers en France.
Alors que certains contribuables ont encore jusqu’au 31 décembre pour contester leur taxe foncière 2025, l’administration fiscale a déjà donné des indications claires sur ce qui attend les propriétaires l’an prochain. Une chose est sûre : la note ne baissera pas, ou presque.
Une hausse minimale déjà gravée dans le marbre
En 2026, la base de calcul de la taxe foncière va automatiquement augmenter. En cause : la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales, qui concerne environ 32 millions de logements sur tout le territoire.
Cette revalorisation suit un mécanisme bien précis. Chaque année, l’État ajuste ces valeurs en fonction de l’inflation constatée au mois de novembre. Or, l’Insee a récemment publié ses chiffres : l’indice des prix progresse de 0,8 % sur un an. C’est ce taux qui servira de référence.
Résultat concret : même si votre commune ne change rien, votre taxe foncière 2026 augmentera au minimum de 0,8 %.
À quoi correspond exactement la valeur locative cadastrale
La valeur locative cadastrale est le cœur du calcul de la taxe foncière. Elle correspond à un loyer théorique annuel que votre logement pourrait générer s’il était loué dans des conditions normales.
Cette valeur sert de base. Elle est ensuite multipliée par un taux d’imposition décidé localement, par la commune où se situe le bien. C’est ce double mécanisme qui explique pourquoi deux logements similaires peuvent être taxés très différemment selon leur localisation.
Lorsque la valeur locative augmente, l’impôt suit mécaniquement… sauf si la commune décide de baisser son taux, ce qui reste assez rare.
Une hausse bien plus faible que les années précédentes
Bonne nouvelle relative : la progression annoncée pour 2026 reste modérée comparée aux hausses passées. Ces dernières années ont été particulièrement douloureuses pour les propriétaires.
- En 2023, la revalorisation avait atteint 7,1 % ;
- En 2024, elle s’était élevée à 3,9 % ;
- En 2025, la hausse était encore de 1,7 % ;
- En 2026, elle sera donc limitée à 0,8 % ;
En 2023, la situation avait été aggravée par des décisions locales. Certaines grandes villes avaient fortement relevé leurs taux. À Paris, par exemple, la hausse avait atteint un spectaculaire 51 %, provoquant un véritable coup de tonnerre fiscal.
Les communes vont-elles alourdir la facture
Reste une question essentielle : les communes vont-elles, en plus, augmenter leur taux ? A priori, le scénario semble peu probable.
En 2026, les élections municipales auront lieu en mars. Dans ce contexte, beaucoup de maires évitent soigneusement toute décision impopulaire. Toucher à la taxe foncière à l’approche du scrutin serait risqué.
Les chiffres récents vont dans ce sens. Selon la Direction générale des finances publiques, une large majorité de communes ont joué la carte de la prudence cette année.
- 30 021 communes ont maintenu leur taux inchangé ;
- 390 communes ont même choisi de le baisser ;
Au total, plus de 86 % des communes n’ont pas touché à leur taux, un signal rassurant pour les propriétaires.
Une réforme controversée finalement mise en pause
Autre élément qui aurait pu alourdir la note : la réforme des valeurs locatives cadastrales. Le gouvernement envisageait de revoir en profondeur le mode de calcul pour 7,4 millions de logements.
Certains critères de confort, jusqu’ici ignorés, devaient être intégrés. Ce projet a rapidement suscité une vive polémique. Face à la contestation, l’exécutif a préféré faire marche arrière.
La réforme a été suspendue. Un soulagement pour de nombreux propriétaires, qui redoutaient une flambée brutale de leur impôt local.
Au final, sauf décision exceptionnelle de votre mairie, la hausse de la taxe foncière en 2026 devrait rester contenue. Une augmentation, certes, mais sans coup dur majeur comme ceux subis ces dernières années. Pour beaucoup, c’est presque une bonne nouvelle.

