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La nouvelle est tombée sans faire grand bruit, et pourtant elle concerne des millions de ménages. À partir de 2026, une vague massive de PEL va disparaître du paysage bancaire français. Des contrats souvent ouverts il y a plus de quinze ans, avec des taux aujourd’hui introuvables, devront être fermés automatiquement. Pour les épargnants concernés, une question s’impose : que faire de cet argent sans y perdre au change ?
Une échéance réglementaire qui ne laisse aucune marge
Les détenteurs de PEL anciens ouverts en 2011 verront leur contrat clôturé dès mars 2026. Cette fermeture n’est ni une décision des banques ni un choix optionnel. Elle découle strictement de la réglementation, qui fixe une durée maximale de quinze ans pour ces plans d’épargne logement.
Chaque année suivante, le même scénario se répétera. Les PEL ouverts en 2012, puis 2013, et ainsi de suite jusqu’en 2030, seront concernés. Au total, près de trois millions de Français devront faire face à cette échéance. Une transition imposée, parfois mal anticipée.
Des rendements qui risquent de disparaître
Ces anciens taux avantageux font aujourd’hui figure d’exception. Certains PEL offraient 2,5 % de rendement, voire davantage. Une performance difficile à retrouver sur les produits d’épargne classiques proposés en 2026.
Le problème survient lorsque les fonds récupérés sont laissés sans stratégie claire. Placés sur un compte courant ou sur un livret peu rémunéré, les sommes perdent progressivement de leur potentiel. Une baisse invisible, mais bien réelle, qui touche directement le pouvoir d’achat futur.
Beaucoup d’épargnants réalisent trop tard que ne rien faire revient à accepter un rendement en net recul.
Pourquoi les banques ferment automatiquement ces PEL
La règle est simple : au-delà de quinze ans, un plan épargne logement ne peut plus exister. Il cesse de produire ses effets, notamment les droits à prêt, et doit être clôturé. Les établissements bancaires appliquent donc la loi, sans possibilité de prolongation ni de dérogation.
Pour les clients, cette automatisation peut donner le sentiment d’un compte à rebours imposé. Pourtant, elle était inscrite dans les textes depuis l’ouverture même du contrat.
Ouvrir un nouveau PEL, une solution limitée
Certains épargnants souhaiteront rester dans une logique immobilière. Bonne nouvelle, il est toujours possible d’ouvrir un nouveau PEL. À partir de 2026, le taux proposé devrait tourner autour de 2 % brut.
Ce rendement reste inférieur à celui des anciens contrats, mais il offre une certaine stabilité. Pour ceux qui envisagent un achat immobilier à moyen terme, cette option conserve une cohérence patrimoniale.
En revanche, il faut accepter un gain plus modeste et des conditions moins attractives qu’autrefois.
La tentation de diversifier son épargne
Pour d’autres, cette fermeture forcée agit comme un déclic. Face à la baisse généralisée des rendements bancaires, certains choisissent de revoir entièrement leur stratégie patrimoniale.
Diversifier devient alors un mot-clé. Investissements immobiliers, placements alternatifs, actifs tangibles… Les pistes sont nombreuses pour éviter que l’épargne ne perde de la valeur face à l’inflation.
L’objectif reste le même : protéger son capital sur le long terme, sans dépendre d’un seul produit bancaire.
Ne pas subir, mais anticiper
Cette échéance n’est pas une catastrophe annoncée, mais elle exige une réaction. Ignorer la clôture de son PEL, c’est risquer de laisser dormir une somme importante sur un support peu performant.
- Vérifier l’année d’ouverture de son PEL ;
- Anticiper la date de clôture ;
- Comparer les solutions disponibles avant le transfert des fonds ;
Ces démarches simples permettent de reprendre la main et d’éviter une perte silencieuse.
Un choix personnel à ne pas bâcler
Entre ouverture d’un nouveau PEL, placement alternatif ou diversification, aucune solution universelle n’existe. Chaque situation mérite réflexion, selon les projets, l’âge et les objectifs de chacun.
Ce qui est certain, c’est que cette vague de fermetures entre 2026 et 2030 marque la fin d’une époque pour l’épargne réglementée. Un tournant discret, mais aux conséquences bien concrètes.

