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La France a traversé un épisode de froid exceptionnel durant la semaine du 17 au 23 novembre 2025. Même avec un chauffage bien réglé, certains habitants ont eu du mal à se réchauffer face à des températures extrêmement basses, rappelant les rigueurs de l’hiver. Entre records locaux et zones de froid intense, voici ce qu’il faut savoir sur les régions les plus froides et comment elles se sont distinguées.
Un air glacial pour la période
Le flux de nord/nord-ouest a apporté un vent polaire maritime sur la France, provoquant un net refroidissement par rapport aux normales de novembre. Le 22 novembre, le pic de cette vague de froid a été observé avec un indicateur thermique national moyen de 1,65°C. Bien loin des records historiques, cette valeur reste toutefois remarquable pour une seconde moitié de novembre, faisant de cette journée la plus froide depuis 1999.
La matinée du 23 novembre a confirmé cette tendance, particulièrement sur l’est du pays, où certaines régions ont enregistré des températures proches du zéro absolu pour la saison. Pendant ce temps, l’ouest commençait doucement à bénéficier d’un redoux progressif.
Des températures dignes de l’hiver
Le gel a concerné presque toute la France durant cet épisode. En plaine, sur le réseau principal de Météo-France, le nord-est du pays a été le plus touché avec des températures affichant :
- -10,6°C à Colmar le 23 novembre ;
- -9,2°C à Strasbourg le 23 novembre ;
- -8,8°C à Épinal le 23 novembre ;
- -8,6°C à Luxeuil le 22 novembre ;
- -8,3°C à Nancy – Ochey le 22 novembre.
Sur les réseaux secondaires, des records locaux ont été observés, avec -11,5°C relevés à Coulans et -11,1°C à Bulh-Lorraine, confirmant la présence de « trous à froid » bien connus par les météorologues.
Le top 5 des villes les plus froides
Si certaines températures en plaine sont impressionnantes, ce sont surtout les secteurs en altitude qui ont enregistré des valeurs extrêmes. Entre les Alpes et le Jura, le froid a été particulièrement intense. Le top 5 des villes les plus froides ce week-end, selon Météo-France, est le suivant :
- Le Frasnois (39) – Altitude 773 m : -22,3°C le 23 novembre ;
- Les Fourgs (25) – Altitude 1138 m : -20,4°C le 23 novembre ;
- La Mure (38) – Altitude 885 m : -19,5°C le 23 novembre ;
- Pontarlier (25) – Altitude 831 m : -19,3°C le 23 novembre ;
- Mijoux (01) – Altitude 1002 m : -18,9°C le 23 novembre.
Ces valeurs, déjà très basses, sont cependant dépassées sur certains réseaux spécialisés. Sur le réseau Infoclimat, les relevés les plus froids ont été observés dans les « trous à froid » : -28,4°C à La Chapelle en Vercors à 1282 m, -28,3°C à Brizon à 1479 m et -28,1°C à la Combe de Reculfoz à 1010 m.
Un record local impressionnant
La valeur la plus spectaculaire a été relevée à la Combe Noire dans le Jura : -35,1°C le 23 novembre au matin. Cette température extrêmement basse est liée à la topographie particulière du secteur, qui favorise l’accumulation d’air froid. Comme le rappelle l’organisme Météo-Franc Comtoise, ces zones sont des références pour les épisodes de froid intense et représentent des microclimats uniques sur le territoire français.
Comment interpréter ces valeurs
Ces températures montrent à quel point la France peut connaître des variations importantes selon les reliefs et les conditions locales. Les « trous à froid » concentrent le froid en plaine et en altitude, créant des conditions hivernales parfois surprenantes dès la seconde quinzaine de novembre. Pour les habitants des régions concernées, ces épisodes rappellent l’importance de bien isoler son logement et de rester vigilant face aux conditions extrêmes.
En plaine ou en montagne, ce week-end a été l’occasion de constater que la météo peut réserver des surprises même en plein automne. Les températures relevées sont un bon rappel que l’hiver approche et qu’il est essentiel de se préparer pour rester au chaud et en sécurité.
Entre records locaux, zones froides isolées et gel généralisé, ce pic de froid reste un événement marquant pour la France en novembre 2025. Alors que l’air océanique plus doux commence à s’installer, certains secteurs garderont encore longtemps la trace de cette vague glaciale.

