Retraités expatriés convoqués à la banque : 40 % voient leur pension suspendue, l’alerte est désormais nationale

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Des milliers de retraités vivant hors de France se retrouvent confrontés à une situation inquiétante : leur pension est suspendue sans préavis après une simple convocation bancaire. Depuis le début de l’année, l’Agirc-Arrco a intensifié ses contrôles et le taux de suspension dépasse désormais 40 % pour ceux qui n’ont pas pu répondre à temps. Une mesure qui fait grand bruit et soulève de nombreuses inquiétudes.

Qui est concerné et pourquoi maintenant ?

Ce contrôle exceptionnel cible principalement les retraités résidant à l’étranger, notamment en Algérie, Maroc, Portugal, Espagne et Italie. Les caisses expliquent que des pensions versées sans preuve d’existence coûtent chaque année jusqu’à 80 millions d’euros à l’État. Pour y remédier, chaque bénéficiaire reçoit désormais une convocation par sa banque : il doit prouver qu’il est en vie en présentant un certificat officiel, sa pièce d’identité et son acte de naissance directement au guichet, sous peine de suspension immédiate.

Comment fonctionne ce contrôle ?

Contrairement aux procédures classiques, aucune mairie ni maison de retraite n’est sollicitée. La banque devient l’intermédiaire officiel entre le retraité et la caisse de retraite. Les bénéficiaires disposent de trois mois pour fournir les documents requis, sinon la pension est automatiquement suspendue. Selon les responsables, l’objectif est de prévenir la fraude et les usurpations d’identité, mais cette procédure affecte souvent des retraités isolés, mal informés ou peu à l’aise avec les démarches administratives.

Impact immédiat : suspensions et précarité

En Algérie, 40 % des retraités convoqués n’ont pas remis leurs documents à temps et subissent une suspension brutale de leur pension. Parmi eux, certains n’ont jamais reçu la convocation ou n’ont pas compris son importance. Les autorités estiment que 25 % resteront sans pension de manière définitive faute de régularisation. Pour de nombreux seniors, cette pension constitue le seul revenu disponible.

« Je n’ai rien reçu, ma banque ne m’a pas appelé, et ce matin tout s’est arrêté », témoigne Samira, 72 ans, installée à Oran.

Réactions et inquiétudes

Les associations, familles et aidants dénoncent une procédure trop brutale et peu adaptée à la réalité des retraités expatriés. Les courriers non lus, l’absence d’accompagnement et la complexité des démarches créent une détresse immédiate et une précarité aggravée.

« On punit les plus fragiles en générant de la détresse, alors que la majorité demande juste de comprendre », regrette Fatima, aidante familiale à Alger.

Prochaines étapes et recours possibles

L’Agirc-Arrco prévoit de renforcer ces contrôles dans plusieurs pays clés dès 2026, notamment au Maghreb et en Europe. De nouveaux outils numériques seront progressivement déployés pour faciliter la vérification, mais le risque d’exclusion informatique inquiète déjà. Les retraités et leurs proches sont donc invités à rester vigilants : vérifier régulièrement les communications de la banque et des caisses, solliciter des réseaux d’aide et ne pas laisser un courrier ou un délai administratif compromettre la pension de toute la famille.

Cette vague de contrôle bouleverse le quotidien de milliers de retraités. Une simple convocation peut suffire à stopper une pension vitale, créant inquiétude et incompréhension. Face à cette situation, il est crucial de rester informé et d’accompagner les seniors expatriés pour éviter les mauvaises surprises.

Si vous êtes concerné ou accompagnez un proche, vérifiez vos messages bancaires et administratifs, demandez de l’aide si nécessaire et partagez cette information avec votre entourage pour que personne ne se retrouve isolé face à cette procédure.


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