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En métropole, la France n’est pas exactement le pays des vacances. Avec seulement 11 jours fériés officiels, elle se situe derrière de nombreux voisins européens. Pourtant, certains habitants profitent d’un petit privilège : l’Alsace-Moselle bénéficie de deux journées de repos supplémentaires. Un avantage méconnu qui perdure depuis plus d’un siècle.
Quels sont ces deux jours fériés supplémentaires ?
Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, les salariés et écoliers bénéficient de deux dates en plus du calendrier national. La première est le 26 décembre, jour de la Saint-Étienne, juste après Noël. La seconde est le Vendredi saint, la veille du dimanche de Pâques.
Ces deux journées sont traitées comme des jours fériés classiques. Les entreprises, écoles et administrations ferment leurs portes, et les habitants peuvent en profiter pour se reposer ou passer du temps en famille. Chaque année, ces dates reviennent aux mêmes périodes et sont intégrées au calendrier officiel local.
- 26 décembre : Saint Étienne, lendemain de Noël ;
- Vendredi saint : vendredi précédant le dimanche de Pâques ;
Pourquoi cette exception existe-t-elle ?
Pour comprendre cet avantage, il faut remonter à 1871. Après la défaite française face à l’Empire allemand, l’Alsace-Lorraine est annexée et se conforme au calendrier allemand, qui inclut deux jours de repos supplémentaires. Quand la France récupère ces territoires en 1918, l’idée était de les intégrer dans le reste du pays. Mais les habitants, attachés à leurs traditions, ont milité pour conserver ces journées.
Finalement, l’État a accepté de maintenir des règles locales, y compris ces deux jours fériés supplémentaires et un régime particulier de Sécurité sociale. Depuis, l’Alsace-Moselle continue de bénéficier de ce privilège, sans qu’il soit nécessaire de déménager pour en profiter. Une tradition devenue un vrai repère pour les habitants.
Comment cela se compare au reste de la France
Partout ailleurs en métropole, le calendrier national prévoit 11 jours fériés :
- 1er janvier ;
- Lundi de Pâques ;
- 1er mai ;
- 8 mai ;
- Ascension ;
- Lundi de Pentecôte ;
- 14 juillet ;
- Assomption ;
- Toussaint ;
- 11 novembre ;
- Noël.
La France se classe ainsi loin derrière des pays comme Chypre, qui compte 15 jours fériés, ou la Finlande et le Portugal avec 13 jours chacun. Dans ce contexte, l’exception alsacienne-mosellane fait vraiment la différence pour les habitants, surtout lorsqu’il s’agit de planifier les ponts et les week-ends prolongés.
Un atout concret pour les habitants
Ce privilège permet aux familles et aux travailleurs de mieux organiser leurs vacances et leurs temps libres. Les jours supplémentaires offrent l’opportunité de se reposer après les fêtes de fin d’année ou avant Pâques, et de profiter pleinement de moments en famille ou entre amis. « Ces deux jours fériés nous donnent un vrai souffle supplémentaire, surtout après Noël », confie un habitant de Strasbourg.
Cette particularité influence également le rythme de travail et les habitudes locales. Les entreprises et administrations adaptent leur calendrier en conséquence, et le secteur touristique peut bénéficier de séjours prolongés. Au fil des années, cette exception est devenue un élément identitaire fort de la région.
Ce que cela signifie pour 2025
En 2025, les habitants de l’Alsace-Moselle retrouveront donc leurs deux jours de repos bien connus, le 26 décembre et le Vendredi saint. Une petite parenthèse supplémentaire dans une année souvent chargée, qui rappelle l’histoire particulière de la région et l’importance de préserver ses traditions locales.
Pour le reste de la France, ces jours restent un privilège rare et géographiquement limité, soulignant les différences culturelles et historiques au sein du pays. Un avantage concret et apprécié, qui permet à la population locale de souffler un peu plus, tout en renforçant l’identité unique de l’Alsace-Moselle.
En résumé, ces deux jours fériés bonus ne sont pas qu’un simple privilège : ils sont le témoignage vivant d’une histoire régionale forte et d’une tradition qui perdure depuis plus de cent ans, offrant aux habitants un petit luxe que beaucoup envient.

