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- Pourquoi l’ADSL est-elle abandonnée aujourd’hui ?
- Un calendrier d’extinction de l’ADSL déjà lancé
- Quels risques pour les 8 millions d’abonnés encore en ADSL ?
- Et si la fibre n’est pas encore disponible chez vous ?
- Comment préparer sereinement sa transition numérique ?
- La fin de l’ADSL, un choc… mais aussi une chance
La fin de l’ADSL n’est plus un simple projet lointain : elle est en marche et va bousculer le quotidien de près de 8 millions de Français. Derrière cette expression un peu technique se cache une réalité très concrète : l’arrêt progressif du réseau cuivre, sur lequel reposent encore des millions de box internet. Pour certains foyers, cette évolution peut faire peur, avec la crainte d’être coupés du web. Pour d’autres, c’est l’occasion de passer enfin à une connexion plus moderne et plus rapide. Alors, changement subi ou véritable opportunité numérique ?
Pourquoi l’ADSL est-elle abandonnée aujourd’hui ?
La disparition de la technologie ADSL ne doit rien au hasard. Le réseau cuivre, installé il y a plusieurs décennies, montre aujourd’hui ses limites : pannes fréquentes ; débits insuffisants ; entretien coûteux. À l’inverse, la fibre optique apporte un signal plus stable et beaucoup plus rapide, capable d’absorber les usages modernes comme la vidéo en streaming, le télétravail ou les jeux en ligne.
Ce basculement s’inscrit dans une politique globale de modernisation des infrastructures. L’objectif n’est pas seulement de suivre la mode, mais de préparer le réseau aux besoins de demain. Le calendrier a déjà démarré début 2025 : commune par commune, le réseau cuivre est débranché et les habitants invités à passer vers de nouvelles solutions, afin d’éviter des coupures brutales et de garder une connexion internet opérationnelle.
Un calendrier d’extinction de l’ADSL déjà lancé
Contrairement à une idée reçue, l’arrêt de l’ADSL ne se fera pas du jour au lendemain. Le plan est étalé sur plusieurs années, par vagues successives. Chaque zone géographique est intégrée à un calendrier précis, afin de laisser le temps aux opérateurs et aux abonnés de préparer la transition sans paniquer.
Dès janvier 2025, environ 162 communes sont déjà concernées par la fin de l’ADSL. Dans ces localités, le compte à rebours est enclenché : les foyers doivent anticiper le changement de technologie s’ils veulent continuer à profiter d’une box internet sans coupure ; sans perte de service ; sans mauvaise surprise. Qu’ils soient clients d’Orange ou d’un autre opérateur utilisant le réseau cuivre, tous sont logés à la même enseigne.
La cadence va ensuite s’accélérer. En janvier 2026, ce sont près de 829 communes supplémentaires qui verront l’ADSL disparaître. À partir de 2027, plus de 2 000 communes entreront à leur tour dans le dispositif, pour aboutir à l’arrêt complet du réseau cuivre d’ici 2030. Chaque foyer a donc tout intérêt à vérifier la date prévue pour sa commune et à anticiper le passage à la fibre ou à une autre solution, au risque de se retrouver sans connexion.
Quels risques pour les 8 millions d’abonnés encore en ADSL ?
Pour les 8 millions de Français qui utilisent encore une connexion ADSL, ce changement peut donner l’impression d’un saut dans le vide. Beaucoup ont organisé leur quotidien autour de leur box actuelle : télévision via internet ; démarches administratives en ligne ; cours à distance ; télétravail. Perdre cette connexion, même temporairement, peut vite devenir problématique.
Le danger principal, c’est la coupure pure et simple pour ceux qui n’auraient pas anticipé la migration. Il devient donc crucial de surveiller les informations transmises par son opérateur, de consulter régulièrement le site d’Orange et des autres fournisseurs d’accès, et de répondre aux courriers ou mails annonçant la fin du réseau cuivre dans la commune. Un simple retard peut se traduire par plusieurs jours sans internet, voire davantage.
Et si la fibre n’est pas encore disponible chez vous ?
Toutes les communes ne sont pas encore couvertes par la fibre optique. Dans certains secteurs ruraux ou isolés, la fin de l’ADSL peut donc inquiéter davantage. Sans solution alternative déjà installée, la continuité de la connexion devient un vrai casse-tête pour les habitants comme pour les professionnels.
En attendant la fibre, les opérateurs proposent de plus en plus des box 4G ou 5G. Ces offres utilisent le réseau mobile pour fournir une connexion internet fixe à la maison. Dans les zones où la couverture est correcte, cela peut représenter une solution pratique : streaming ; visioconférences ; navigation quotidienne restent possibles. Mais ces offres restent dépendantes de la qualité du réseau mobile local et peuvent souffrir de saturations aux heures de pointe.
Pour les foyers les plus éloignés, le satellite se présente comme une autre piste. De nouvelles offres promettent des débits intéressants, même dans les zones blanches. Cette technologie reste cependant plus coûteuse en général, avec parfois une latence plus importante. Malgré ces défauts, elle peut constituer une bouée de sauvetage numérique pour ceux qui n’ont ni fibre, ni bon réseau mobile.
Comment préparer sereinement sa transition numérique ?
Pour éviter de subir la fin de l’ADSL, mieux vaut s’y préparer quelques mois à l’avance. La première étape consiste à vérifier la date de coupure prévue pour sa commune. Cette information est généralement accessible sur le site de son opérateur, ou via le site d’Orange qui pilote la fermeture du réseau cuivre sur le territoire.
Ensuite, il est conseillé de prendre contact avec son fournisseur d’accès à internet afin de connaître les offres disponibles : fibre optique lorsqu’elle est déployée ; box 4G ou 5G dans les zones en attente ; solutions satellite pour les endroits les plus isolés. Ce dialogue permet d’anticiper un éventuel changement de box, de forfait ou même d’opérateur pour conserver une connexion adaptée à ses usages.
Quelques réflexes pratiques peuvent simplifier la transition :
- vérifier la compatibilité de sa box actuelle avec la nouvelle technologie ;
- prévoir, si besoin, l’installation de nouvelles prises ou d’un câblage adapté dans le logement ;
- fixer un rendez-vous avec un technicien assez tôt pour éviter la période de rush dans sa commune.
Certaines entreprises proposent un accompagnement complet pour les particuliers et les petites structures : conseils personnalisés ; évaluation des besoins ; solutions clé en main. Se renseigner auprès des associations locales, des mairies ou des services publics peut aussi aider les personnes les moins à l’aise avec le numérique à ne pas se retrouver isolées.
La fin de l’ADSL, un choc… mais aussi une chance
Mettre fin à l’ADSL, ce n’est pas seulement tourner une page de l’internet à l’ancienne. C’est aussi une condition indispensable pour répondre aux nouveaux usages : vidéos en ultra haute définition ; objets connectés ; domotique ; télémédecine ; loisirs en ligne toujours plus gourmands en débit. La fibre optique offre une marge de manœuvre bien plus large pour absorber ces besoins.
Sur le plan économique, il devient coûteux et inefficace de maintenir deux réseaux lourds en parallèle : cuivre et fibre. En concentrant les investissements sur des infrastructures modernes, les opérateurs peuvent proposer une meilleure qualité de service et limiter les risques de panne liés à un réseau vieillissant. Cette transition peut sembler brutale pour certains foyers, mais elle vise à garantir, à long terme, une connexion plus fiable et plus performante pour tous.
Au final, la fin de l’ADSL représente un véritable tournant pour les 8 millions de Français encore connectés via le cuivre. Bien préparée, cette migration peut se transformer en opportunité : celle de bénéficier enfin d’une connexion digne des usages actuels, sans subir de coupure soudaine. Le maître-mot, pour les prochains mois, sera donc l’anticipation.

