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- Une revalorisation du minimum vieillesse en 2026
- Des plafonds de ressources plus stricts
- Quels revenus sont pris en compte
- Dépassement du plafond : une suppression pas toujours immédiate
- Personne seule ou couple : des règles différentes
- Peut-on cumuler l’Aspa avec une activité professionnelle
- Attention à la récupération sur succession
Le gouvernement l’a confirmé : à compter du 1er janvier 2026, les règles du minimum vieillesse, officiellement appelé Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées), évoluent. Si le montant de cette aide augmente, les plafonds de ressources sont eux aussi réajustés. Résultat : au-delà d’une certaine somme de revenus, il ne sera désormais plus possible de percevoir l’Aspa. Une réforme qui pourrait exclure certains retraités du dispositif.
Une revalorisation du minimum vieillesse en 2026
Bonne nouvelle en apparence : le montant du minimum vieillesse sera revalorisé en 2026 afin de tenir compte de l’évolution du coût de la vie. Cette hausse vise à préserver le pouvoir d’achat des retraités disposant des revenus les plus modestes.
Concrètement, les nouveaux montants mensuels seront les suivants :
- 1 043,59 € par mois pour une personne seule ;
- 1 620,18 € par mois pour un couple.
Cette augmentation s’inscrit dans la continuité des revalorisations annuelles, dont l’objectif est de garantir un minimum de ressources aux seniors ne disposant que de faibles pensions de retraite.
Des plafonds de ressources plus stricts
Mais cette hausse du montant s’accompagne d’un resserrement des conditions d’éligibilité. Pour bénéficier de l’Aspa en 2026, les retraités devront impérativement rester sous de nouveaux plafonds de ressources annuels.
Voici les seuils officiellement retenus :
- Personne seule : 12 523,14 € par an (contre 12 411,44 € en 2025) ;
- Couple : 19 442,21 € par an (contre 19 268,80 € en 2025).
Au-delà de ces montants, il ne sera plus possible de percevoir le minimum vieillesse dans sa totalité, voire d’y avoir droit du tout si le dépassement est trop important.
Quels revenus sont pris en compte
Le calcul des ressources ne se limite pas aux seules pensions de retraite. L’administration prend en compte l’ensemble des revenus du foyer, qu’ils soient imposables ou non.
Sont notamment intégrés :
- les pensions de retraite de base et complémentaires ;
- les revenus professionnels éventuels ;
- certaines allocations et rentes ;
- les revenus du patrimoine.
L’évaluation peut être réalisée sur une période de trois mois ou de douze mois, selon la situation du demandeur. Cette méthode vise à éviter des pertes de droits liées à des variations ponctuelles de revenus.
Dépassement du plafond : une suppression pas toujours immédiate
Dépasser le plafond de ressources ne signifie pas automatiquement perdre l’intégralité de l’Aspa. En cas de dépassement modéré, l’allocation peut être réduite proportionnellement.
Le principe est simple : la différence entre les ressources du foyer et le plafond autorisé est déduite du montant annuel de l’Aspa. Cette règle permet d’éviter un effet de seuil brutal et de maintenir un soutien partiel pour les retraités dont les revenus fluctuent légèrement.
Personne seule ou couple : des règles différentes
La situation familiale joue un rôle central dans l’attribution du minimum vieillesse. Les plafonds sont plus élevés pour les couples, mais le montant versé n’est pas le double de celui accordé à une personne seule.
Dans un couple, ce sont les ressources globales des deux membres qui sont prises en compte. Un déséquilibre important entre les revenus des conjoints peut donc influencer fortement le droit à l’Aspa, voire conduire à une suppression totale de l’aide.
Peut-on cumuler l’Aspa avec une activité professionnelle
Oui, sous certaines conditions. L’Aspa peut être partiellement cumulée avec des revenus d’activité, grâce à un système d’abattement.
En 2026, les plafonds d’abattement sont fixés à :
- 6 565 € par an pour une personne seule ;
- 10 942 € par an pour un couple.
Seule la part des revenus professionnels dépassant ces montants est intégrée dans le calcul des ressources. Ce mécanisme permet aux bénéficiaires de conserver une petite activité sans perdre immédiatement leurs droits.
Attention à la récupération sur succession
Enfin, il est essentiel de rappeler que l’Aspa reste une aide sociale récupérable sur succession. Après le décès du bénéficiaire, l’État peut réclamer les sommes versées si le patrimoine transmis dépasse un certain seuil légal.
Ce seuil est réévalué régulièrement. En dessous de cette limite, aucune récupération n’est effectuée. Au-delà, une partie de l’Aspa perçue peut être récupérée par l’administration, ce qui impose une anticipation attentive pour les héritiers.
En 2026, entre hausse du montant et plafonds de ressources plus stricts, le minimum vieillesse continue d’évoluer. Une réforme qui renforce le soutien aux plus modestes, mais qui exclura aussi certains retraités dépassant désormais la somme maximale autorisée.

