La stratégie pour l'autisme : la réaction des Associations

Les responsables associatifs dénoncent, à l’unisson, « un plan sans moyens » qui provoque une « déception immense » et une « vraie colère ».

Christine Meignen, présidente de l’association Sésame autisme, dénonce le manque de moyens : avec 340 millions d'euros sur 5 ans, le 4ème plan autisme est un peu mieux doté que le précédent, certes, mais sans comparaison avec celui de 2008-2012 (1,6 milliards d'euros).

Danièle Langloys, présidente d'Autisme France déclare : « Il faut réaffecter efficacement cet argent public mal utilisé » comme le soulignait le rapport de la Cour des Comptes dans son rapport de janvier dernier.

« Il faut arrêter d’empiler des plans qui ne font rien avancer concrètement », renchérit M’hammed Sajidi, le président de l’association Vaincre l’autisme, qui rappelle que « seulement 50 % des objectifs du deuxième plan ont été réalisés, et moins de 50 % pour le troisième plan ».

Si les associations se réjouissent de certaines mesures comme l'inclusion à l'école, ou encore celles soutenant la recherche, elles soulignent que certaines problématiques ont été laissées de côté. Ainsi par exemple :

- les moyens alloués dérisoires pour les adultes alors qu'ils sont souvent maintenus dans des structures pour enfant faute de logements autonomes ;

- la méconnaissance et l'absence d'état des lieux : aucune étude épidémiologique n'a été réalisée en France et « rien n’est fait pour faire bouger le monde médical » dénonce Danièle Langloys.

La déception des responsables associatifs est d’autant plus forte que le quatrième plan autisme avait fait l’objet d’un « matraquage de communication ». « le gouvernement nous a menés en bateau, la montagne accouche d’une souris » conclut l'une d'entre eux.