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Le développement de l'accueil temporaire |
La mise en place d’un accueil temporaire dans une institution spécialisée du secteur sanitaire, social ou médico-social, ne se fait pas de la même façon que la mise en place d’un accueil de long terme.
Dans un cas, on s’appuie sur le recensement des personnes inscrites sur des listes d’attente par les commissions d’orientation. Dans l’autre, on est face à des besoins ponctuels, occasionnels, pouvant être exprimés dans l’urgence ou, à l’opposé, faire l’objet d’une programmation réactualisable (accueil séquentiel) à l’année.
L’accueil temporaire doit répondre à des besoins plus « volatiles », au profit de personnes qui peuvent bénéficier d’autres prises en charge ou, au contraire, qui sont confinées au domicile sans solution. Ce sont des besoins très diversifiés qui appellent souplesse et réactivité.
Les gestionnaires savent combien cela complique la création de ces accueils temporaires et la nécessité de faire une approche très prudente de leur mise en place pour éviter les échecs.
Le préalable est l’étude de besoins, de laquelle on ne saurait écarter une analyse minutieuse des solutions existantes dans le dispositif local, départemental et même régional afin d’éviter les doublons ou les efforts en direction de publics moins concernés que d’autres.
Cette étude doit aussi être l’occasion d’interpeller tous les acteurs du dispositif : des commissions aux financeurs en passant par les autres structures et les travailleurs sociaux de terrain, pour obtenir l’adhésion de tous, pour rechercher les synergies possibles afin de créer des filières et des réseaux qui seuls peuvent donner toute sa force à un accueil temporaire.
Si l’étude démontre clairement l’existence des besoins, il faut ensuite monter un projet qui prenne bien en compte les difficultés propres à cette forme d’accueil :
- file active et rotation des personnes accueillies très importantes,
- handicaps et nature des besoins diversifiés,
- situations de crise ou d’urgence à pouvoir prendre en compte,
- fluctuations d’activité selon les moments de l’année, etc.
et dans lequel les besoins et attentes auxquels on souhaite apporter une réponse reçoivent un traitement spécifique. En effet, un accueil temporaire, même sous la forme de quelques places réservées à cet accueil au sein d’une structure traditionnelle, doit toujours faire l’objet d’un projet distinct.
Une fois les autorisations et financements obtenus et l’accueil temporaire mis en place, il faut le faire vivre. Le taux de renouvellement annuel des personnes accueillies peut aller jusqu’à 40% dans certains cas. Il est nécessaire de disposer d’un outil de rapprochement offre/demande performant, et c’est bien l’un des buts de notre site/portail, et il faut rester très évolutif dans ses réponses.
Toutes ces remarques ne sont qu’un condensé de l’expérience rassemblée par le GRATH pour être partagée, pour vous éviter de faire des erreurs, et pour vous faire gagner du temps.
Les abonnés pourront trouver à partir de la rubrique les outils
des exemples d’études de besoins et des dossiers d’agrément pour les
aider dans leur création d’accueil temporaire. Dans la rubrique les
bonnes pratiques, nous compilerons des documents qui vous aideront
à définir des pratiques d’accueil temporaire à partir d’enquêtes de
satisfaction, de grilles d’évaluation, etc...
Un espace collaboratif sera également à votre disposition pour nous poser des questions, mais n’oubliez pas que ces rubriques seront alimentées par vos réflexions, vos dossiers, vos études, etc...
Nous attendons vos documents, vos mails, vos appels...
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