L'article de la Libre Belgique (qui est un peu l'équivalent du Monde là bas), que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien ci-dessous, nous apprend que la question des Français en Belgique continue de faire débats en Wallonie et qu'elle connaîtra sûrement de nouveaux développements dans les semaines à venir.
L'IGAS a commencé l'enquête qui lui a été demandée par le Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille tandis qu'une rencontre est prévue entre notre Secrétaire d'Etat aux Personnes Handicapées et la Ministre Wallonne de la Santé pour traiter de cette question.
La plupart des parents français dont les enfants handicapés ont trouvé une solution en Wallonie en sont infiniment reconnaissants aux belges. Et ils sont très nombreux à dire que la qualité de la prise en charge y est meilleure qu'en France, en particulier pour ce qui est de l'autisme.
La première question sera sûrement d'essayer de comprendre pourquoi ces solutions ne sont pas développées en France sur un plan strictement financier et la seconde d'analyser pourquoi nous ne sommes pas capables de faire aussi bien que les belges sur un plan éducatif.
Nos professionnels sont-ils aussi nuls que cela ou manquent-ils de moyens ? Devraient-ils aller faire leur formation en Wallonie comme le font nos kinés maintenant ? Où alors sont-ce nos conventions collectives et nos 35 heures qui les empêchent de faire du bon travail ?
Vous noterez dans l'article de la Libre Belgique que la Wallonie consacre de 30 à 50% de moins d'argent que la France à la prise en charge d'une personne handicapée. Comment font-ils pour être si bons en étant si économiques ?
Reste qu'il faudra aussi régler la question de ces (rares heureusement) structures que les initiés appellent en Belgique les "usines à français". J'en ai visité une: cela vaut le détour.
Espérons que l'on va "secouer le cocotier" une bonne fois pour toutes et que de saines décisions seront prises des deux côtés de la frontière. Apparemment nos amis belges le souhaitent aussi ardemment que les Français, en tous cas ceux qui ne veulent plus se voiler pudiquement la face sur cette question.
Jean-Jacques OLIVIN Président du GRATH |